Category Archives: Hegoko Lautadaren Etzetik: Paroles

HEGOKO LAUTADAREN ERTZETIK: PAROLES

DANS LE LIMBE (LINBOAN)

Là-bas, dans le pays des idiots, / juste là-bas, dans l´assamblée des sots, / tout le monde est bouche bée / la bave tombant des lèvres. / Tous regardent fascinés vers un même point fixe, / les niais et les innocents, / les simples et tous les autres.

Ah, qu´ on est est bien / là-haut dans un ciel de coton, / enveloppés par la lumière blanche, / dans l´air au son des choches. / Dong-ding dans les oreilles, / étincelles dans les yeux / et les coeurs battant, dans le limbe.

Ne pense pas que c´est si difficile, / de l´autre côté des nuages, / gratuitement, / ne demande plus. / Là-bas j´ai mon repos et mon calme, / assis sur un nuage, / en criant:  “Je suis iditot ”, dans le limbe.

PRÊTE ATTENTION (EGIOZU KASU)

Quand on commence à vivre, quand on est petits, on ne peut pas être libres. / Quand on commence à se réveiller voilà la réponse à nos désirs: / petit enfant, prête attention a ta mère, / mon amour, prête attention à ton père. / Quand on sort de chez nous on se sent plus libres, / mais ceux qui nous entourent nous répètent: / fillette, prête attention à ton professeur, / garçon, prête attention à ton groupe d´amis. / Quand on devient adultes on dit que le travail nous fait libres; / mais devant nos obligations voici le mandat qu´on écoute: / Travailleur,  prête attention au patron, / employé, prête attention au client. Avant la fin de la vie, retraités et sans travail, / au lieu d´ étre libres, voici le conseil de tout le monde: / mémé, prête attention à ta fille, / vieux fossile, prête attention à ton soigneur.

EN GUERRE  (GUDUKA)

Blancs et noirs, / turcs et chrétiens, /le rituel de la lutte, /comme dans les pastorales. / vive notre camp et aussi le votre!

On a délimité les frontières, / on a distribué les armes. / La couleur des uniformes / est la raison de la lutte. / Ils ne se rendront que jusqu´à ce que l´ennemi se rende.

Agramunt et Beaumont, / Napoleón et Wellington, / Godzilla et King-kong, / Sadam Hussein et Clinton, / ennemis mortels, continuent à leur poste.

ICI C´EST BON (BERTAN GOXO)

Dans les bons vieux temps où tous les êtres vivants savaient parler, / quelques moutons retournaient de la montagne sans avoir rien mangé. / Quand le berger leur a demandé la raison, voici la réponse des moutons: / “quand on s´est penchés vers l´herbe / elle nous a dit: ‘Plus loin, elle est meilleure’”.

Comme les moutons sont un peu idiots, le berger leur a donné un conseil: / Si on vous dit que plus loin l´herbe est meilleure, / vous répondez ‘Ici c´est bon’ et commencez à manger”. / Depuis lors, les moutons, quand ils bêlent, ils disent à l´herbe: ‘Ici c´est bon’.

JE NE VEUX PAS SAVOIR (EZ DUT JAKIN NAHI)

Je ne veux pas savoir à quoi tu es mêlé maintenant, / je ne sais pas pourquoi tu es contre moi, / car quand on s´est connus / notre relation était d´amitié. / Quelque temps après tout a tourné mal entre nous, / on a commencé à se disputer.

Je ne sais pas où tu passes ton temps dernièrement; / je ne veux te croiser nulle part, / je ne saurais pas où poser mon regard, où me cacher / si on se croise par hasard. / Si tu dis du mal de moi / mon opinion est simmilaire à la tienne.

On n´a pas su résoudre notre problème, / Chacun a maintenu son attitude dans cette dispute cachée. / Toi, plus jeune, tu aurais dû être plus ouvert, / moi, plus vieux, plus compréhensif avec toi; / parce que tu es plus jeune, / parce que je suis plus vieux.

EN BAS DU MONT EZKABA (EZKABAPEAN)

Pendant la guerre il y a eu une prison terrible au sommet du mont Ezkaba. / Plus tard, quand j´étais gamin il y avait  seulement un piquet de soldats. / On a construit beaucoup de logements dans les nouveaux quartiers en bas de l´Ezkaba, / dans de petits villages en bas de l´Ezkaba.

Au bas de l´Ezkaba, douleur et joie dans mon coeur. / D´un côté l´asile d´aliénés, / de l´autre la gare de trains: / de cette façon,  celui qui ne se résignait pas à son travail / pouvait être chassé de la ville facilement / ou on l´enfermait dans une cellule. / En bas de l´Ezkaba…

On a dit qu´on devait sortir / les casernes de la ville, / on les a déplacés en bas de l´Ezkaba. / Et maintenant, la nouvelle prison, / vous devinez où on va la mettre? / En bas de l´Ezkaba…

ALLÔ, QUI EST-CE? (NOR DA BESTE ALDEAN?)

Allô, qui est-ce? / Comment tu t´appelles? / Parle plus clairement, comme ça je ne comprends rien. / Tu parles basque? / Quelle langue tu parles? / Si tu ne parles pas plus clairement je vais accrocher tout de suite.

De l´autre côté du téléphone / des chuchotements inintelligibles, / de ce côté, / des soupçons et de la peur.

Qui es-tu? / ami ou ennemi? / Police régionale, nationale ou municipale? / Tu plaisantes / ou tu fais de la propagande? Mon numéro comment tu l´as obtenu, qui te l´a donné? / De l´autre côté du téléphones / des chuchotements inintelligibles, / de ce côté, /des soupçons et de la peur.

LES SOUDS (IN DYLAN IMITATIONE) (HEGOAK)

Beaucoup de personnes sont mortes sans connaître le sud. / Dans les territoires du nord la terre est noire et  fertile, / et les rêves de ses habitants sentent comme les hêtres humides. / Une force obscure les atteint de la profondeur du bois, / un cri interminable depuis le ciel de la vallée, / un vieux trouble qui vient du seuil de la plaine du sud.

Ils ne pourront jamais oublier le premier visiteur. / Ses vêtements étaient de la couleur de la plaine brûlante, / et collées à ses chaussures il ramenait des semences d´épices. / Il a parlé avec des sons tordus / en demandant et en répondant, / un vieux trouble venant du seuil de la plaine du sud.

Beaucoup d´hommes mourront sans voir le sud. / Plus loin il a quelque chose semblable à la fièvre et le sommeil, / plus loin il y a quelque chose pareille au feu et à la poussière épaise. / Mais ça ne trompera l´oeil attentif, /parce que tous les nords ont leur propre sud, / un vieux trouble venant du seuil du bois du nord.

UNE LUMIÈRE DANS MON INTÉRIEUR (ARGIA PIZTUTA DUT GOGOAN)

Hier soir je n´étais pas qui je suis maintenant, / dans cette courte  période de temps tout a changé. / Quand j´étais réveillé au milieu du rêve / un doigt géant m´a  signalé directement / et a allumé une lumière chez moi.

Renové après avoir reçu cet appel, / quelle joie quand je me suis levé! / Tous les doutes antérieurs sont devenus certitudes, / au lieu d´hésitations, un système parfait, / une lumière chez moi.

Sans repoches ni regrets d´orénavant, / peu d´amis, beaucoup d´ennemis, / au pilori avec tous ceux qui ne soient pas d´accord avec moi dans le monde entier.

Demain matin tu ne seras pas qui tu es aujourd´hui / si un doigt géant te signale directement / et la lumière se fait à ton intérieur.

À PAMPELUNE IL N´Y A PAS DE ROCK´N´ROLL (IRUÑEAN ROKANROLIK EZ)

Les rockeurs de Pampelune / n´ont pas pu le supporter: / ce que la ville ne leur  offre pas, / ils doivent le chercher dehors. / Ce sont les nouveaux pèlerins des routes. / Quatre ou cinq amis se réunissent / et prennent la voiture, / ils sortent le soir / et ils retournent à l´aube. / Si pendant le voyage ils retrouvent un contrôle de la police, ils avouent à l´unisson: à Pampelune il n´y a pas de rock´n´roll. / À Puente, à Lakuntza, à Altsasu / on a trouvé quoi écouter, /à Bergara, à Vitoria, même à Sos / ils ont beaucoup joui. / Ce sont les nouveaux pèlerins des routes. / Ils vont de plus en plus loin, / jusqu` à Saragosse ou Bilbao; / ils continueront sur la route / jusqu` à ce qu´ils perdent la vie. / Si dans leur chemin ils trouvent un autre contrôle policier ils avoueront à l´unisson: à Pampelune il n´y a pas de rock´n´roll

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